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Educ’tour 2013 de l’AREHN : la qualité de l’air à l’honneur

Article publié le vendredi 10 janvier 2014

Dans le cadre des 9e Journées des pratiques du développement durable en Haute-Normandie, l’AREHN a organisé, en partenariat avec Air Normand et la Communauté d’agglomération Rouen Elbeuf Austreberthe (CREA), une journée de découverte de sites où la qualité de l’air est une préoccupation forte. Retour en images sur cette journée très enrichissante.

Banc d'essais moteur (photo Certam).

Banc d’essais moteur (photo Certam).

Visite du Certam, centre d’essais moteurs et qualité de l’air

Le Centre d’étude et de recherche technologique en aérothermique et moteurs (Certam) est situé près de Rouen, à Saint-Etienne-du-Rouvray. Créé en 1991, c’est un centre de recherche, d’innovation et de transfert technologique dédié à l’amélioration des moteurs à combustion interne en vue de diminuer leurs émissions polluantes, y compris celles de gaz à effet de serre. Les études du Certam permettent également de mieux connaître l’exposition des populations. Les pouvoirs publics peuvent ainsi faire des choix plus pertinents en matière d’équipements et d’aménagement urbain afin que nous respirions un air de meilleure qualité.
Quels sont les leviers existants pour l’amélioration des moteurs et la maîtrise de la consommation d’énergie fossile ?
Les leviers réglementaires sont importants. Les normes européennes d’émission, dites normes Euro, fixent les limites maximales de rejets polluants pour les véhicules roulants. De plus en plus strictes, elles s’appliquent aux véhicules neufs.
L’expertise du Certam concerne les leviers technologiques :

  • Amélioration de la combustion.
  • Amélioration du rendement moteur : diminution des frottements, augmentation du travail effectif, hybridation…
  • Post-traitement des échappements en ligne : catalyse d’oxydation, filtre à particules, DéNOx, catalyse 3 voies…
  • Protection de l’air habitacle : filtres à pollens, filtres combinés, capteur de qualité de l’air AQS, gestion de l’air habitacle.
  • Architecture du véhicule : amélioration de la dispersion des polluants.

A retenir : ce n’est pas le carburant qui détermine les polluants, mais la manière dont on le brûle !

Des études de terrain permettent de mieux connaître l’exposition des populations : ici les Teor de la CREA avec différentes motorisation et ceux avec le pot d'échappement en hauteur.

Des études de terrain permettent de mieux connaître l’exposition des populations : ici les Teor de la CREA avec différentes motorisation et ceux avec le pot d’échappement en hauteur.

Liens utiles :

Article du Club écomobilité : Innovation, des bus avec le pot d’échappement sur le toit pour améliorer la qualité de l’air des usagers de la rue
Presentation_Certam.pdf  (609.2 Ko)

Maison des forêts : bâtiment HQE® et audit de la qualité de l’air intérieur

La Maison des forêts de Saint-Etienne-du-Rouvray, près de Rouen, a été créée en 2008 par la CREA. Elle répond au référentiel HQE (haute qualité environnementale). La cible 13 de ce référentiel porte sur la qualité sanitaire de l’air. Cet aspect a été pris en compte au niveau :

  • du choix des matériaux de second œuvre et du mobilier, qui s’est opéré en tenant compte de leurs émissions en composés organiques volatils (COV) ;
  • du choix des systèmes de ventilation, qui s’est porté sur un système de ventilation double flux avec récupérateur de chaleur ;
  • de son environnement extérieur. Ce bâtiment est situé dans une zone relativement protégée des émissions automobiles et industrielles.

Ce lieu recevant du public, et souvent du jeune public, une étude a été réalisée en partenariat avec Air Normand en 2011 pour vérifier la performance du bâtiment sur le plan de la qualité de l’air intérieur. En effet, il est chauffé au moyen d’une chaudière à granulés de bois qui pourrait émettre des particules issues de la combustion. L’étude avait également pour objectif d’anticiper de futures réglementations portant sur ces aspects. Il est ressorti que la qualité de l’air au sein de la Maison des forêts était globalement satisfaisante.

Liens utiles :

Site de la Maison des forêts de Saint-Etienne-du-Rouvray de la CREA
Rapport de l’étude d’Air Normand
Fiche détaillée de la Maison des forêts du CAUE de Seine-Maritime

presentation_la_crea_air_normand.pdf Presentation_la_crea_Air_normand.pdf (1.21 Mo)

Pause déjeuner

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Les échanges se sont poursuivis autour d’un délicieux buffet de produits frais et locaux issus d’une agriculture durable, proposé par Valentine des Fermes d’Ici.

Liens utiles :

Les Fermes d’Ici

Chaudière collective au bois du Château Blanc : performance énergétique, énergie renouvelable et qualité de l’air

La chaufferie urbaine du Château Blanc, à Saint-Etienne-du-Rouvray, créée en 2009, est une installation de combustion permettant de chauffer l’équivalent de 3 500 logements du quartier (logements, collectivités, établissements d’enseignement), grâce à un réseau de chaleur de 5,5 km de long.
L’installation est alimentée à 90 % à partir de combustible biomasse (plaquettes forestières et déchets de bois propres), ce qui permet d’assurer le chauffage des logements majoritairement à partir d’une énergie renouvelable, tout en réduisant les émissions de CO2 de près de 10 000 tonnes/an. Des dispositifs performants de filtration des fumées permettent de respecter les seuils d’émissions réglementaires. Le niveau d’émission des polluants atmosphériques est mesuré en permanence.

 

Liens utiles :

Site de la Ville de Saint-Etienne-du-Rouvray
Site de l’Ademe
Fiches détaillées de la chaufferie bois de Saint-Etienne-du-Rouvray :

fiche_detaillee_chaufferie_bois_ser_ademe.pdf Fiche_detaillee_chaufferie_bois_SER_Ademe.pdf  (124.6 Ko)
fiche_detaillee_chaufferie_bois_ser_idex.pdf Fiche_detaillee_chaufferie_bois_SER_Idex.pdf  (5 Mo)

Station de mesure d’Air Normand au Petit-Quevilly

Air Normand est l’Observatoire de la qualité de l’air en Haute-Normandie depuis les années 1970. Pour répondre à ses missions, cette structure dispose d’un ensemble de moyens de surveillance et d’information, notamment d’une quarantaine destations de mesure permanentes de différentes types : urbaines, trafic, périurbaines, industrielles, rurales, d’observation.
C’est à la station située allée Paul-Gauguin, juste à côté de la piscine de Petit-Quevilly, près de Rouen, qu’Air Normand avait fixé rendez-vous aux participants de l’Educ’tour. Cette station de type urbain est très complète en types d’analyses et participe au dispositif de déclenchement des alertes de pollution. En effet, Air Normand y mesure en permanence, 24 h/24 et 7 jours sur 7, le dioxyde de soufre (SO2), les particules en suspension de diamètres inférieur à 10 microns (PM10) et inférieur à 2,5 microns (PM2,5), le monoxyde d’azote (NO), le dioxyde d’azote (NO2), l’ammoniac (NH3). Ces polluants sont issus notamment des industries, du trafic routier, du chauffage…
Les participants ont pu ainsi voir la manière dont la pollution est mesurée une fois que l’air est aspiré par des pompes. Les instruments de mesures utilisés sont électroniques et automatiques. Le contrôle s’effectue à distance depuis le poste central d’Air Normand. Ils sont très précis et indiquent des valeurs de l’ordre du microgramme de polluant par mètre cube d’air (soit 1 000 fois plus petit que le milligramme, unité plus connue).
Les résultats sont à la disposition de tous en temps réel via le site internet www.airnormand.fr  La station de mesures de Petit-Quevilly présente aussi une spécificité nationale avec le recueil, depuis plusieurs années, des filtres pour une analyse poussée de la nature chimique des particules. L’objectif est de mieux comprendre cette pollution spécifique à grande échelle qui fait régulièrement l’actualité.

Le programme national CARA (caractérisation chimique des particules) est mis en place depuis le début de 2008, en réponse au besoin de compréhension et d’information sur l’origine des épisodes de pollution particulaire. Créé et géré par le Laboratoire central de surveillance de la qualité de l’air, ce dispositif fonctionne en étroite collaboration avec l’Institut national de l’environnement industriel et des risques (Ineris) et les Associations agréées de surveillance de la qualité de l’air, notamment Air Normand. L’objectif est de mieux caractériser la nature et l’origine des poussières. Des prélèvements sont réalisés en continu au niveau de la station urbaine de Petit-Quevilly, simultanément pour les PM10 et PM2,5.

Contributions moyennes annuelles des principales familles de sources des PM10 prélevés sur la station de Petit-Quevilly entre octobre 2010 et octobre 2011.

Contributions moyennes annuelles des principales familles de sources des PM10 prélevés sur la station de Petit-Quevilly entre octobre 2010 et octobre 2011.

Source : http://www.lcsqa.org/rapport/2011/ineris-air-normand-lsce/note-suivi-composition-chimique-journaliere-pm25-pm10-station-p

Dans une proportion globalement équivalente à celle des émissions anthropiques primaires, les mécanismes de (trans)formations secondaires apparaissent comme l’autre origine principale des PM10 mesurées au cours de l’étude.

Liens utiles :

Site d’Air Normand
Site du laboratoire central de surveillance de la qualité de l’air

Champ(s) d'action

  • Energie climat