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Les pesticides interdits dans les jardins des particuliers

Article publié le lundi 14 janvier 2019

Depuis le 1er janvier 2019, les particuliers n’ont plus le droit d’acheter, de détenir et d’utiliser des pesticides (également appelés produits phytosanitaires) pour l’entretien des jardins et abords de la maison (cour, allées, terrasses, etc.).

Cette mesure, qui concerne l’entretien des espaces publics des collectivités depuis le 1er janvier 2017, est une véritable avancée en matière de santé publique, de préservation de l’eau et de sauvegarde de la biodiversité.

Seuls restent autorisés les produits de biocontrôle, produits utilisables en agriculture biologique et produits classés à faible risque.

Pourquoi une telle mesure ?

Tout simplement parce que les pesticides contiennent des substances actives présentant des risques pour la santé. Il suffit de lire les pictogrammes et phrases de risques au dos des emballages pour s’en convaincre : « toxique », « corrosif », « irritant pour les voies respiratoires », « dangereux pour la santé à long terme », etc. Les pesticides sont aussi fortement suspectés d’être impliqués dans l’apparition d’un certain nombre de maladies comme les cancers ou les troubles de la fertilité.

L’usage des pesticides dans la sphère privée a aussi des impacts importants sur la faune, ce qui semble logique car la plupart de ces produits sont conçus pour tuer des espèces jugées indésirables (limaces, pucerons, etc.). Mais, les pesticides ne font pas le tri entre les espèces qu’ils sont censé détruire et les autres, et éliminent de nos jardins, papillons, bourdons et autres coccinelles.

Quant aux herbicides, leurs utilisations trop intensives et inadaptées les entraînent inévitablement vers les cours d’eau et dans les eaux souterraines avec des conséquences néfastes sur l’environnement.

Nous sommes tous concernés !

Désormais, nous allons donc devoir nous passer de ces produits pour entretenir nos jardins et abords de maison. C’est tout à fait possible et même parfois très simple !

Il existe de nombreuses solutions, la première d’entre-elles consistant à changer de regard sur nos jardins et la nature spontanée qui le peuple. Redécouvrir des méthodes d’entretien oubliées, accueillir les insectes auxiliaires du jardinier, repenser ses aménagements sont quelques-unes des solutions pouvant aussi être mises en œuvre.

Pour vous aider dans cette démarche, l’ARE Normandie a publié « Mon jardin sans pesticides : c’est possible ! », que vous pouvez télécharger librement.jardin_sans_pesticide_couv_dessin

Champ(s) d'action

  • Biodiversité

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