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Les entreprises sociales et solidaires, des entreprises d’avenir

Article publié le mardi 22 janvier 2013

L’AREHN a organisé le 16 novembre 2012 , en partenariat avec l’Agence pour le développement régional de l’économie sociale et solidaire (ADRESS) et un comité partenarial, les 8e Journées des pratiques du développement durable en Haute-Normandie. Thème : « Entreprises sociales et solidaires, leviers de développement durable ? ». Le présent dossier revient sur les débats, qui ont réuni 170 participants. Halte aux idées reçues ! Tel était notre objectif. Grâce aux nombreux témoignages d’acteurs, les idées reçues sur les entreprises sociales et solidaires ont été bousculées.

Qu’est-ce qu’un « entrepreneur social et solidaire » ?

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L’Affaire à repasser : un pressing écologique situé à Dieppe et géré par les Ateliers d’Etran, établissement et services d’aide par le travail (ESAT) et entreprise adaptée (EA).

Selon Jacques Dasnoy, délégué général du Mouvement des entrepreneurs sociaux (MOUVES), être entrepreneur social et solidaire, « c’est combiner sens et performance. C’est réussir individuellement en jouant collectif. C’est être rentable en partageant équitablement les richesses. C’est faire du profit un moyen et non une fin. Etre entrepreneur social, enfin, c’est placer efficacité économique au service de l’intérêt général. »
Les quatre critères fondamentaux de l’entreprise sociale et solidaire sont :

  • La lucrativité limitée : l’entreprise doit être rentable pour exister, se pérenniser et se développer. Mais sa rentabilité est au service de sa finalité sociale. Les excédents sont majoritairement réinvestis dans le projet.
  • La recherche d’un impact social : les finalités sociale, environnementale, sociétale se concrétisent par le recrutement de salariés précaires ou en situation d’exclusion, de personnes handicapées). Elles transparaissent dans les conditions éthiques de la production, qui favorise le développement local, et dans le type de clientèle ou de bénéficiaires (public non solvable).
  • La gouvernance démocratique : le  processus de décision n’est pas fondé sur la propriété du capital. L’entreprise sociale cherche à impliquer ses parties prenantes –  salariés, collectivités, financeurs, bénéficiaires, fournisseurs, consommateur –  au nom de l’efficacité et de la qualité du service qu’elle produit.
  • L’ancrage dans les territoires : l’entreprise sociale et solidaire répond à un besoin constaté sur un territoire. Elle se crée avec les acteurs locaux suite à un diagnostic local.

Quel que soit le statut juridique qu’elle adopte – association, entreprise d’insertion, coopérative, SCOP, SAS, SARL -, l’entreprise sociale intègre les objectifs de l’action publique tout en s’inscrivant pleinement dans le marché. Elle s’efforce d’être performante économiquement pour résoudre de façon efficace les problèmes sociaux et environnementaux auxquels ni l’Etat ni le marché ne savent répondre.

Idée reçue n° 1 : des entreprises sociales et solidaires, cela n’existe pas !

Le "village" organisé le jour du colloque a permis des échanges avec de nombreux entrepreneurs sociaux et solidaires de Haute-Normandie.

Le « village » organisé le jour du colloque a permis des échanges avec de nombreux entrepreneurs sociaux et solidaires de Haute-Normandie.

Selon France Active, on dénombre en France  50 000 entreprises sociales selon les critères évoqués plus haut.
Les entreprises sociales et solidaires sont nombreuses en Haute-Normandie. Nous en avons eu un aperçu au Village des entrepreneurs, organisé le jour du colloque, ainsi que lors des tables rondes : la moitié des participants étaient issus du monde de l’entreprise. Enfin, lors de l’Educ’tour qui a eu lieu après le colloque dans l’agglomération de Dieppe, quatre entreprises sociales et solidaires ont accueilli les participants.

L’ADRESS met en ligne des portraits de chefs d’entreprise, de partenaires et des zooms sur des initiatives locales : http://www.adress-hn.org

L’Institut Godin a mis en place un tableau de bord des pratiques solidaires. C’est un bon outil pour savoir si une entreprise s’inscrit dans le champ de l’économie sociale et solidaire (ESS) : http://www.institutgodin.fr

Idée reçue n° 2 : beaucoup de blabla, peu de résultats

La Maison d’économie solidaire du Pays de Bray est une société coopérative d’intérêt collectif qui porte un projet : développer de l’activité économique sur le territoire du Pays de Bray. Rachid Cherfaoui, son directeur, la présente sous l’angle économique : la Maison regroupe actuellement cinq entreprises représentant un chiffre d’affaire de 4,6 millions d’euros, 150 emplois équivalent temps plein et 300 000 euros de subventions.

Autre exemple, donné par Elise le Roy, directrice du Pôle touristique solidaire : « Régulièrement, je me pose des questions. Est-ce que ce que je fais est bien pour mon territoire ? Est-ce que j’apporte un service ? Est-ce que je réponds à un besoin ? Est-ce que je respecte mon partenaire ? Est-ce que c’est équitable ? J’ai des partenaires qui apportent quelque chose, nous leur apportons également. Il faut que chacun s’y retrouve. » Les relations entre les entreprises et les collectivités sont avant tout partenariales, basées sur l’échange.

Selon Claude Taleb, vice-président de la Région Haute-Normandie, l’enjeu de l’ESS, ce sont les pratiques – gouvernance, utilité sociétale de l’entreprise, ancrage territorial. Sur cette base-là, des mises en synergie avec l’économie classique peuvent s’opérer. On doit s’interroger sur le changement de la société dans sa globalité, car on assiste à la faillite d’un système. Ce qui se fait dans l’ESS, même si c’est petit, aide une collectivité comme la Région à imaginer l’avenir de son économie. »

Idée reçue n° 3 : ce sont des microprojets qui ne créent pas d’emplois

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La Recyclerie du Pays de Bray crée une véritable activité économique sur son territoire.

Jacques Dasnoy, délégué général du Mouves, démontre que les ESS créent des emplois :

  • Les entreprises sociales et solidaires sont fortement implantées localement et sont non-délocalisables. Elles optimisent l’utilisation des ressources locales, elles mobilisent tous les acteurs locaux autour de projets au service des territoires.  Les entreprises sociales sont des moteurs particulièrement performants et innovants du développement des territoires.
  • Les entreprises sociales créent plus d’emplois que la moyenne et exercent une forte attraction auprès des jeunes. Le nombre d’emplois  créés a augmenté de 23 % en 10 ans alors que le nombre d’emplois dans les entreprises traditionnelles n’ont augmenté que de 7 %.

Gagner en compétitivité c’est aussi et surtout investir dans l’innovation sociale. Concrètement, il s’agit des entreprises capables de répondre de façon performante aux besoins sociaux pas ou mal satisfaits des citoyens. On peut dire que ce sont les entreprises sociales qui arrivent à combiner efficacité économique et efficacité sociale.

Idée reçue n° 4 : des entreprises sous perfusion

Le Pôle touristique solidaire apporte au territoire une pratique différente du tourisme et des loisirs.

Le Pôle touristique solidaire apporte au territoire une pratique différente du tourisme et des loisirs.

Alain Goussault, président de l’ADRESS, est formel : « Dans les entreprises d’insertion, on n’est pas dans une économie de réparation. On est dans une économie qui permet à des personnes d’accéder au travail, un droit pour tous. C’est une économie de promotion des personnes. » Lui-même a été confronté à cette idée reçue avec les entreprises du bâtiment, en tant qu’entrepreneur social et solidaire dans le domaine de l’insertion. Quand une entreprise classique prend un apprenti, cela a un coût. Mais l’entreprise a un retour sur investissement, car elle va garder cette personne pendant dix ans. Il va devenir ouvrier qualifié, voire contre-maître. Dans une entreprise d’insertion, dès que la personne est formée, elle va vers une entreprise classique, c’est l’objectif de toute entreprise d’insertion. Quand les entreprises conventionnelles du secteur ont entendu ce message, cela a inversé la problématique de cette concurrence déloyale. Elles ont compris que les entreprises d’insertion sont partie intégrante de la gestion prévisionnelle de l’emploi dans le bâtiment.

Claude Taleb apporte également son point de vue : « L’économie sous perfusion n’est pas l’économie sociale et solidaire, dans notre pays ». Selon lui, il est admis que les entreprises conventionnelles bénéficient de 20 milliards d’euros de soutien public via des exonérations de charges diverses. Il ajoute que, très récemment, il a été annoncé un pacte de compétitivité dont l’impact immédiat sera d’ajouter 20 milliards d’exonérations de charges au bénéfice des entreprises de l’économie classique.

Basé à Pont-Authou, dans la Vallée de la Risle, le Pôle touristique solidaire a été la toute première structure lauréate du dispositif « Eco-Région solidaire », en 2006. Il répond à des besoins touristiques non satisfaits au niveau des voies vertes : location de vélos, point information touristique, vente de produits locaux et de pique-nique, accueil de groupe, animation sociale autour de projets liés à l’environnement… L’entreprise associative, composée de 3 salariés, a un fort ancrage local. Elle prend des libertés avec les limites administratives pour travailler sur un véritable territoire de projet. C’est une « petite entreprise toujours présente malgré les crises ». Elise le Roy, directrice, apporte son témoignage : « Nous apportons une plus-value au territoire. Les élus sont intéressés car notre activité a des retombées économiques. »

Selon Jacques Dasnoy, les entreprises sociales et solidaires permettent d’optimiser les dépenses publiques. De nombreux travaux montrent qu’elles rapportent plus qu’elles ne coûtent à l’Etat et aux collectivités, que leur retour social sur investissement est largement positif. Une étude menée dans plusieurs régions montre que pour 1 euro dépensé par les pouvoirs publics dans les entreprises d’insertion, plus de 2 euros de recettes sont générés par ces mêmes entreprises. Ces recettes sont liées à l’activité créée, ainsi qu’à l’économie d’aide sociale rendue possible par le retour à l’emploi de personnes qui en étaient éloignées.

Alain Goussault, président de l’ADRESS, signale l’existence d’un mouvement fort de finance solidaire : les « cigales ». Il s’agit de clubs d’investisseurs caractérisés par une gestion alternative et locale de l’épargne solidaire. « Ce sont des circuits courts, de proximité, où des citoyens disent : moi, ce projet m’intéresse et je vais constituer un club pour pouvoir investir et apporter du capital à cette entreprise sociale et solidaire. » On constate un développement de la conscience citoyenne, les citoyens veulent savoir où va leur argent. » Ces outils sont à développer en Haute-Normandie.

Idée reçue n° 5 : le modèle économique de l’ESS n’est pas viable

1001 Légumes, ce sont quatre emplois créés et une entreprise associative qui participe activement à l’animation locale du territoire et à son développement économique dans le domaine touristique.

Les entreprises sociales et solidaires sont des entreprises viables avec un modèle économique spécifique, adapté au projet; On parle d’hybridation des ressources entre secteur marchand (vente de biens et services), secteur non marchand (soutien public) et secteur non monétaire (bénévolat). C’est un modèle qui protège les entreprises en temps de crise (indépendance, bénéfices réinvestis,…). Dans le cas de 1001 Légumes, le bénévolat correspond à un équivalent temps plein par an.

Idée reçue n° 6 : ce ne sont pas de vraies entreprises

Il existe un guide des aides à l'économie sociale et solidaire en Haute-Normandie.

Il existe un guide des aides à l’économie sociale et solidaire en Haute-Normandie.

Nathalie Jourdan, journaliste, « observatrice critique » lors du colloque du 16 novembre : « Il faudrait réfléchir à réencastrer l’ESS dans les cadres de l’économie classique. Les idées reçues entravent le développement de l’ESS. La ghettoïsation de l’ESS entrave l’émergence de projets qui s’en réclament légitimement. Les fondamentaux de l’ESS doivent percoler dans l’économie conventionnelle :

  • lucrativité limitée ;
  • recherche d’un impact social ;
  • gouvernance démocratique avec les élus, les consommateurs, les bénéficiaires ;
  • ancrage dans les territoires (l’entreprise sociale et solidaire répond à un besoin).

On a besoin de faire la preuve de l’ESS par l’exemple. On a besoin de parler autrement de l’ESS. Je vous invite à faire des entrepreneurs entendus aujourd’hui des stars ! Ce sont eux qui vont créer le mouvement d’entraînement. »

Haute-Normandie Active est une déclinaison régionale de France Active, qui est le premier financeur solidaire au niveau national. Depuis dix ans, grâce au soutien de ses partenaires, cette association agit au quotidien pour mettre la finance au service des individus et de l’emploi sur le territoire régional. Elle accompagne les entrepreneurs, finance leur projet de création d’entreprise ou de développement pour garantir la pérennité et promouvoir les initiatives locales.

La Région Haute-Normandie a mis en place en 2011 un nouveau dispositif Région coopérative dont l’objectif est d’aider les créateurs et les repreneurs d’entreprise. Pour chaque euro investi par un associé dans une coopérative, la Région met un euro. Elle donne ainsi un coup de pouce pour se lancer dans l’aventure. Claude Taleb, vice-président de la Région Haute-Normandie donne un exemple : « Ce dispositif va permettre d’accompagner la transmission sous forme de coopérative d’une grande PME de la région dont le chef d’entreprise se préoccupe de la pérennisation de ses activités, de ses salariés. C’est une entreprise en très bonne santé (elle est « opéable ») et le chef d’entreprise veut la protéger. Il veut fixer les compétences, l’activité, les emplois en Haute-Normandie, d’où le choix du statut de coopérative. 115 salariés ont fait le choix de devenir sociétaires de la coopérative. C’est un magnifique chef d’entreprise, et c’est une magnifique équipe de salariés ! »

http://www.hautenormandie.fr/Economie-Recherche/La-SCOP-la-plus-importante-de-Haute-Normandie

Idée reçue n° 7 : l’économie sociale et solidaire, c’est un repaire de militants altermondialistes

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Un sondage CSA/Avise montrait en 2010 que les entreprises sociales suscitent un engouement important auprès des jeunes puisque 75 % d’entre eux choisiraient prioritairement de postuler dans une entreprise sociale.  Mais cette relève de génération, il est impératif de la préparer dès maintenant. Les valeurs de l’ESS, et cette autre manière d’entreprendre que constitue l’entrepreneuriat social, sont davantage enseignées dans les universités et les grandes écoles. Aujourd’hui, l’entreprise peut poursuivre des objectifs variés, et pas seulement celui du profit. Il est parfaitement possible de concilier réussite individuelle et intérêt collectif, de faire carrière et de bien gagner sa vie tout en se consacrant aux autres. De nombreux talents l’ont compris et ont rejoint les rangs de l’économie sociale et solidaire.

De plus en plus de partenariats et de coopérations se développent entre les entreprises sociales et solidaires et les l’entreprises conventionnelles, notamment par le biais du mécénat de compétences. Il s’agit d’un outil « ressources humaines » qui permet à l’entreprise classique de détacher ponctuellement et gracieusement un ou plusieurs de ses collaborateurs, pendant leur temps de travail, auprès de structures d’intérêt général.
Lydie Bride, directrice de l’ADRESS est intéressée par ce dispositif : « A l’Adress, nous souhaitons pouvoir travailler sur les principes du mécénat de compétences. Nos porteurs de projet peuvent avoir des besoins, et il est important de créer des liens entre ces entreprises sociales et solidaires et les entreprises classiques.

Idée reçue n° 8 : mon territoire n’a ni la compétence, ni les moyens de soutenir les entreprises sociales et solidaires

L’entreprenariat social est d’abord un entreprenariat des territoires. C’est beaucoup à l’échelle locale que se jouent les changements, la création d’emploi, l’innovation, la réponse aux besoins sociaux. Dans cette perspective, les collectivités locales sont des acteurs clés pour le développement des entreprises sociales et solidaires. Elles doivent inscrire l’entreprenariat social au cœur de leurs politiques socio-économiques de territoire.

La Crea participe avec l’ADRESS et l’AVISE, au niveau national, à une expérimentation, joliment appelée « la Fabrique à initiatives ». Selon Laëtitia Robert, responsable du service économie et innovations sociales de la Crea, cette initiative vise à faire émerger les besoins d’acteurs de territoire, à évaluer la faisabilité économique de la création d’une ESS pour répondre à ces besoins, et à repérer les porteurs de projet en capacité de mettre en œuvre le projet identifié. L’enjeu était, pour la Crea, la réduction des déchets, notamment les couches jetables. Entre la naissance et l’acquisition de la propreté par l’enfant, il faut compter une tonne de couches ! L’enjeu est donc considérable.

Naturalange est un service de location et de nettoyage de couches lavables s’adressant aux particuliers, aux crèches, aux maternités.Thibaud Fouquier, fondateur de cette association, témoigne :  « Avec mon collègue Gaëtan Cerveau, nous recherchions un projet social et solidaire. Lors d’un salon, nous avons rencontré l’ADRESS, qui nous a parlé de la Fabrique à initiatives. La Crea nous aide à monter le dossier, à mettre en place l’expérimentation. L’ADRESS nous a aidé à piloter le projet. »

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La SCIC Naturaulin est née grâce au dispositif « Entreprendre en coopérant ».

La Communauté de communes Caux Vallée de Seine a mis en place le dispositif « Entreprendre en coopérant ». Pour Marie-Françoise Loison, vice-présidente, « il s’agit d’abord de repérer des niches d’activités et d’emplois, des besoins, des partenaires pour faire émerger des filières. Dans un deuxième temps, on fait une étude de faisabilité, et on recherche des financements pour mener une expérimentation. Si la filière semble viable, l’entreprise est créée ».
Naturaulin est le fruit de cette démarche. Cette société coopérative d’intérêt collectif (SCIC) fonde son développement conjointement sur la création de vêtements en lin et l’entretien des espaces verts et naturels. Elle a créé une quinzaine d’emplois .
Les besoins des collectivités concernent souvent les services à personne, le maraîchage bio, la mobilité durable, l’énergie, la gestion des espaces naturels… L’agriculture biologique, par exemple, connaît une croissance à deux chiffres. Peu de secteurs ont cette chance. L’association Terre de liens lève des capitaux pour aider les agriculteurs à acheter de la terre et à installer leur entreprise de maraîchage biologique.
http://www.terredeliens.org

Conclusion de Nathalie Jourdan, notre « observatrice critique » lors du colloque

« Les entreprises sociales et solidaires sont des leviers de développement durable pour les territoires, oui ! Les exemples vus aujourd’hui nous le confirment. La crise systémique durable est une bénédiction pour que les idées que véhiculent l’ESS infusent dans l’économie. L’ESS répond à la quête de sens qui nous anime. Finalement c’est revigorant ! »

A développer dans nos territoires : les monnaies locales complémentaires (MCL)

Les monnaies locales complémentaires existent en Suisse depuis 1934. En Allemagne, elles commencent à être mises en place. A Toulouse, c’est le cas depuis un an et demi. La monnaie locale complémentaire sert à dynamiser l’économie locale et les échanges solidaires. Comme on ne peut la dépenser que localement, une MLC retient l’argent dans l’économie locale, et donc la favorise. Elle consolide et enrichit les échanges et le lien social.

http://monnaie-locale-complementaire.net

Vous souhaitez créer ou soutenir une ESS ?

Collectivité, créateur, entrepreneur, contactez l’ADRESS. C’est une agence de développement économique dont la mission est, depuis 2005, de créer un environnement favorable au développement des entreprises sociales et solidaires en Haute-Normandie :

  • soutien aux porteurs de projet,
  • soutien aux territoires,
  • promotion,
  • débats et propositions.

Abonnez-vous à la lettre électronique de l’ADRESS (rubriques portraits d’acteurs, zoom sur une initiative, agenda, appels à projets…) :  http://www.adress-hn.org/Newsletter

ADRESS, Pôle régional des Savoirs, 115, boulevard de l’Europe, 76100 Rouen.
Tél. : 02 35 72 12 12. Courriel : contact@adress-hn.org Site Internet : http://www.adress-hn.org

Liens utiles :

Actes des 8e Journées des pratiques du développement durable en Haute-Normandie : http://www.arehn.asso.fr/8jdd
Restitution des journées dans le journal Globules grâce à quatre lycéens de l’agglomération rouennaise : http://www.arehn.asso.fr/8jdd/globules.pdf

Champ(s) d'action

  • Développement durable